Jeudi 12 novembre 2009

... avant qu'il se mette à pleuvoir...


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Peinture à l'huile sur isorel. Peu après que nous soyons sortis de l'école des Beaux-Arts — avec la plus grande méfiance à l'égard de la peinture. Je crois qu'on sent une certaine distance dans ce portrait. Non pas distance affective à l'égard du modèle, mais distance technique : une certain rendu photographique à la Richter, une volonté de créer un flou (heureusement ce flou coïncide avec le trouble amoureux). A l'époque je voulais peindre toute une série comme ça. Ça se serait appelé Au bord des larmes. Peindre des portraits, bien sûr, mais pas seulement. Peindre une grappe de raisin vue quand on est au bord des larmes — on se demande si les grains transparents ne sont pas des larmes —, un arbre, un nuage, une moto, une chaise, une plante verte dans son pot, la fenêtre des voisins, le bord d'un canal, des ciseaux, des oiseaux, des poteaux... |









