« La finesse graphique de ce blog en fait un des tout premiers exemples d'usage intelligent et sensible du net sur ce registre.
Il donne du plaisir et à penser. Merci. »
Jean-Luc Nancy
« Voir parce que l’on a appris à ne plus voir. Voir comme l’archer zen, qui n’a plus besoin de regarder ce qu’il vise. C’est ce qu’Henri Cartier-Bresson cherchait à faire en photographie déjà : réagir à la circonstance qui s’offre, de façon si rapide qu’en serait pris de court l’interprétation (…) pour mieux se déconnecter des significations véridiques mais tout de même superficielles qui risquent d’entraver cette réaction de survie (…)
Avoir entrevu, et maintenant chercher à voir, pleinement, et non à comprendre (…)
Combien faut-il s’évertuer pour être libre ! Que d’habitudes à défaire (avec précaution, pour ne pas blesser ce qui est) ! Et
tant de maniérismes perdurent dans le poignet le plus souple ! Dessiner c’est abandonner, sacrifier ses biens, brûler ses vaisseaux. On pense à Bashô, cette fois, au début de la
« sente étroite » : « Moi-même, depuis je ne sais quelle année, lambeau de nuage cédant à l’invite du vent, je n’ai cessé de nourrir des pensers vagabonds. »
Yves Bonnefoy, Remarques sur le dessin
> georges: j'ai pratiqué la main vide pendant dix ans, même pas peur. C'est de la galéjade l'ami, nous sommes des êtres mentaux, nous allons pas en venir aux mains voyons. Ceci dit nous sommes tous des concepts. Mais je ne voudrais pas relancer le débat. Puisque nous n'existons pas vraiment.
un dessin saute
un ploc dans l"oeil
pvbashô (1644-2023)