Livres parus

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« La finesse graphique de ce blog en fait un des tout premiers exemples d'usage intelligent et sensible du net sur ce registre.
Il donne du plaisir et à penser. Merci. »

Jean-Luc Nancy

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Lundi 31 décembre 2007

Ça

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Dimanche 30 décembre 2007

Ça

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Samedi 29 décembre 2007
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Vendredi 21 décembre 2007

Autre étude pour Sous tes yeux, à paraître en janvier, aux éditions Demipage, de la Cinquième Couche et P.O.L.

















* * *




Si je devais donner un exemple de ce que j’appelle la littérature, de ce que j’en attends, de tout le désir que j’ai d’elle, je citerais ce passage de L’Odeur de l’Inde, de Pasolini, découvert cette nuit :

(Traduction de René de Ceccatty)

 

« Une heure de voiture, le long d’une périphérie sans limites, composée entièrement de petits baraquements, de boutiques entassées, d’ombres de banians sur des maisonnettes indiennes aux arêtes émoussées et vermoulues comme de vieux meubles, suintantes de lumière, carrefours encombrés de passants aux pieds nus, habillés comme dans la Bible, tramways rouge et jaune à galerie ; petits immeubles modernes, immédiatement vieillis par l’humidité des tropiques, au milieu de jardins fangeux et de bâtisses de bois, bleu clair, vert d’eau ou simplement attaqués par le climat humide ou le soleil, avec des allées et venues continuelles et un océan de lumière, comme si partout, dans cette ville de six millions d’habitants, on célébrait une fête ; et puis le centre, sinistre et neuf, la Malabar Hill, avec ses immeubles résidentiels dignes du quartiers des Parioli, entre les vieux bungalows et le quai interminable, avec une série de cercles de lumières qui s’infiltrait à perte de vue dans l’eau…

Et les vaches sur les routes qui se mêlaient à la foule, qui s’affalaient parmi les affalés, flânaient parmi les flâneurs, s’immobilisaient parmi les immobiles : pauvres vaches au pelage maculé de boue, maigres à en devenir obscènes, certaines aussi malingres que des chiens, dévorées par le jeûne, le regard éternellement attiré par des objets voués à une éternelle déception. C’était presque la nuit et elles s’assoupissaient aux carrefours sous un feu tricolore, devant les portes de quelques édifices publics négligents, masses noir et gris de faim, d’égarement. »



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Jeudi 20 décembre 2007
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Mercredi 19 décembre 2007








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Mardi 18 décembre 2007

C’était très beau samedi, la lecture. Une vraie mise en espace du texte. J’aurais sûrement fait de belles photos si je n’avais pas oublié l’appareil…

(Beau voir, de Sébastien Smirou paraîtra en mai aux éditions P.O.L)

 

 

 

Le lion

 

: 3 : L’odeur

Pour approcher de l’homme que je suis parfois
sans y penser je me change en lionne dans l’herbe haute
fidélité retrouvée des sœurs qui font comme si
n’était l’odeur des jeunes mamans j’emprunte les poses
les plus folles me confondant chaque fois avec une beauté
consommée du même coup je file repeindre le paradis
à mon image le roi jette un œil dans le pommier rougi
de mille autres tentatives – faudrait beau voir.






Le Dodo

 
: 1 : Les grains de poivre

Quand rien ne vous pend d’autre au nez qu’un bec
dont on se demande si la nature a des visées particulières
une ambition à quoi elle pense quand elle l’invente
on ne voit pas beaucoup plus loin que des bipèdes
épient la nuit dans les poivriers les assimile davantage
à des grains noirs de poivre qu’aux prédateurs bonhommes
dont vous n’avez de toute façon pas eu avant la sensation
l’idée tordue qu’ils vous mettraient le doigt dans l’œil.

 



La tortue

 
: 1 : Sur un os

Dans l’œil nageur du maître sauveteur qui rêve d’ailleurs
un peu de pluie gît sur le sable la ligne d’algues qu’a dessiné l’eau
de la mer au plafond les nuages jouent la formation des continents
à la dérive sur sa chaise alors que d’autres courent sur la plage
pour demeurer dans l’ombre de son corps arbitral
lui compte les points du monde – saura-t-il ceux que j’inscris
au bord de ma serviette en franchissant ledit alignement du doigt
si faute de jambes je tombe sur un os qui n’a rien à voir avec toi ?

 

 






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Lundi 17 décembre 2007
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Dimanche 16 décembre 2007
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Jeudi 13 décembre 2007

      

                   J'ai réalisé quelques dessins pour le bestiaire de Sébastien Smirou.
                   Ils seront projetés pendant une lecture, samedi, au Point Ephémère (Paris 10e).


      

 

















Double Change et Le Point Éphémère
vous invitent à une lecture bilingue de poésie

EUGENE OSTASHEVSKY & SÉBASTIEN SMIROU

 le samedi 15 décembre à 19h
au Point Éphémère

200 Quai de Valmy,
Paris 10e (M° Jaurès, lignes 2 ou 5)

Entrée libre 

-------------------------------- 

D’origine russe, le poète américain EUGENE OSTASHEVSKY vit à New York. À la lecture de son livre de poésie Iterature, on découvre les rythmes dissonants, les rimes aussi lourdes qu’inattendues et les jeux de mots multilingues qui l’ont fasciné à la fin du siècle dernier, sans oublier un intérêt des plus sains pour les mathématiques. Son prochain livre, Vie et opinions de DJ Spinoza, convoque des personnages comme MC Squared, Peepeesaurus, le Begriffon et, bien sûr, DJ Spinoza, afin de mettre en évidence les failles des systèmes axiomatiques et ce, non sans l’insouciance et l’énergie des dessins animés du samedi matin. Eugene Ostashevsky a préparé et assuré la publication de Oberiu: An Anthology of Russian Absurdism (Northwestern University Press, 2006), anthologie en langue anglaise des écrivains absurdistes russes des années trente comme Alexandre Vvedenski et Daniil Harms. La thèse de doctorat qu’il a soutenue à l’Université de Stanford a porté sur l’histoire de zéro. Eugene Ostashevsky enseigne la littérature et la philosophie à New York University.

SÉBASTIEN SMIROU est né en 1972 et vit à Paris. Il a publié Simon aime Anna (rup&rud, 1998), Mon Laurent (P.O.L, 2003) et Ma girafe (Contrat maint, 2006). Il prépare actuellement son bestiaire.
Il a également fondé et dirigé pendant sept ans rup&rud, une structure associative de micro-édition, publiant tour à tour des livres de Anne Parian, Anne Portugal, Caroline Dubois, Pierre Alferi, Peter Gizzi et Éric Houser. Pour différentes revues, il a par ailleurs traduit depuis l’Américain des textes de Kevin Davies, Peter Gizzi, Harryette Mullen, et Andrew Zawacki.

 


 


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Mercredi 12 décembre 2007

Sous tes yeux sortira en janvier. Je suis ravi. Je l’ai entre les mains, c’est un livre superbe. L’impression est impeccable, les couleurs splendides.

Voici un dessin préparatoire qui sera exposé en Février à Bruxelles, à la galerie Petits Papiers, à l’occasion d’une exposition de différents auteurs édités par la Cinquième Couche.

 

 

 














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Mardi 11 décembre 2007




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Lundi 10 décembre 2007

Ça

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Dimanche 9 décembre 2007
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Samedi 8 décembre 2007
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Vendredi 7 décembre 2007

(Dessin qui n'est apparu ici, en "avant-première", que quelques instants. Il sera à voir bientôt sur le site Inventaire/Invention.)



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Jeudi 6 décembre 2007
 
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Mercredi 5 décembre 2007
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Mardi 4 décembre 2007
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* * *


J'en suis à un tel point de sagesse ou d'abrutissement que je ne sais plus distinguer le vrai du faux.

Pour distinguer le vrai du faux (ce qui peut être utile), j’aurais spontanément envie de dire que le vrai c'est ce qui fait mal. Par exemple, ce qui permet à coup sûr de savoir si le coup du revolver qui vous vise est vrai ou pas, c'est la douleur qui s'en suit. Si ça fait mal, c'était pour de vrai.

Mais ce critère n'est pas suffisant.

Le faux peut également faire souffrir. Les simulacres peuvent nous arracher des larmes. (Mais un simulacre n'appartient-il pas un peu à la réalité ? Y a-t-il quelque chose qui ne soit pas vrai, réel ?)

D'un certain point de vue tout appartenant au réel, tout est vrai. Même le mensonge, même la fausseté.

D'un autre point de vue tout est illusion, représentation, cinéma dans nos petites têtes éblouies, voile de Maya.

(Pas facile, Bill.)

 

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Lundi 3 décembre 2007

PAX









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