Livres parus

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« La finesse graphique de ce blog en fait un des tout premiers exemples d'usage intelligent et sensible du net sur ce registre.
Il donne du plaisir et à penser. Merci. »

Jean-Luc Nancy

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Dimanche 12 février 2006













(Les Fabuleuses Aventures de Nasr Eddin Hodja,
de Pénélope Paicheler sera en librairie le 17 février)

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Dimanche 12 février 2006


















Il y a une ancienne métaphore hindoue au sujet des relations internes entre toutes les parties de l'univers : il s'agit du Filet d’Indra. Ce filet mythique est fabriqué à partir d'une toile dont chaque noeud contient un bijou à plusieurs faces. Chacun des bijoux de ce filet renvoie l'image des autres bijoux et trouve lui-même son image sur une des faces de chacun des autres bijoux. Il n'est pas possible d'ajouter ou d'enlever un bijou au Filet d’Indra sans qu'il perde de son éclat général. Autrement dit, déplacer ses composants ne permet pas de contrôler sa beauté mais seulement de l'altérer.

C'est une façon d'expliquer que tous les phénomènes s'interpénètrent sans cesse et se réfléchissent mutuellement.

Ainsi on peut lire dans l'Avatamska sutra : "Dans le paradis d'Indra, il est dit qu'il existe un filet de perles disposées de telle manière que si vous regardez l'une d'elles, vous voyez toutes les autres qui se reflètent en elle. De façon identique, chaque objet du monde n'est pas simplement lui-même, mais il comprend tous les autres objets, et il est en réalité toutes les autres choses. Dans chaque parcelle de poussière, il y a des Bouddha présents sans nombre."

 

 


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Samedi 11 février 2006






Je suis bien content de pouvoir glisser ici, après l'escapade au Japon, l'antique tracteur que mon frère a acheté récemment pour lui venir en secours dans sa ferme du Cantal.
Je crois qu'il a plus de vingt cinq ans, il est bien déglingué, il perd pas mal d'huile, mais il tourne et c'est tout ce qu'on lui demande.


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Jeudi 9 février 2006














Hi Shoko, Axel showed me his pictures of you. I think you're very pretty ! If you get a chance to visit this page, I'd be pleased to hear what you think (click on the link "comments" below and "add a comment" below).

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Jeudi 9 février 2006
















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Mercredi 8 février 2006












J'ai toujours aimé les esquisses et les crayonnés inachevés. Pourtant je ne pense pas, contrairement à ce qu'on pourrait être tenté de croire, que ce type de dessin livre quoi que ce soit de secret ou d'inconscient sur son auteur. D'ailleurs je ne crois pas trop que l'inconscient personnel soit si singulier qu'on veut bien le dire. Je le vois plutôt comme le "sale petit secret" dont se moque Deleuze. Il est assez commun, c'est un ramassis de fantasmes et d'images un peu bidon. Si ce sale petit secret existe bien chez la plupart d'entre nous, il n'est presque jamais la source où puise l'art (si je puis me permettre).
L'avantage des esquisses libres et des crayonnés jetés au petit bonheur la chance, c'est qu'ils libèrent le trait de toutes sortes d'habitudes où il a toujours tendance à s'enfermer.
En résumé : les gribouillis lâchés et nerveux c'est bidon quand il s'agit de faire croire à l'expression d'une vérité sur soi, mais c'est formidable d'un point plastique.

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Mercredi 8 février 2006












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Mardi 7 février 2006






Il faut étendre l'érotisme aux objets, aux choses, aussi humbles soient-elles.
Focaliser sur le sexe est misérable. C'est limiter son désir à un pas-grand-chose surexploité.
Même en faisant entrer tous les objets dans le champ érotique, il faut encore veiller à ne pas trop focaliser sur eux.
L'idéal n'est pas que le désir aille vers les objets, mais que chaque objet soit une occasion de remonter vers mon désir...
L'objet en soi, on s'en fout un peu : ce qui compte c'est sa présence - et que cette présence fasse écho à la mienne et la réveille, la stimule, la nourrisse...

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Lundi 6 février 2006




Axel m'a envoyé une série de photos du Japon, dont une merveilleuse vue en plongée d'Osaka. C'est tout à fait le genre de photo qui me transporte d'extase pour peu que j'y plonge le regard attentivement.
J'aime depuis toujours m'arrêter sur une image pour entrer dedans et me perdre en elle.
Mon plaisir est différent quand je regarde la photo avec le crayon en main, en dessinant. Mon regard est alors moins rêveur et se fait plus abstrait : je ne vois que des lignes, des plans, et des angles qui s'emboîtent les uns sur les autres.

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Dimanche 5 février 2006




Oui, j'ai tout sous la main, tout sous les yeux, et ce n'est pas une formule vide, ça veut dire que j'ai le monde entier à portée de main, qui se tient tout prêt de moi, tranquille, gentil, disponible, comme un bon chat qui, s'il paraissait indifférent, ronronne dès qu'on qu'on le caresse un peu...
Et puis ça veut dire que je suis très riche, ma fortune est énorme, inouïe : pensez donc : le monde entier ! Et quelle fortune : mieux encore que de la posséder, je la suis.
Ces toits, ces cheminées, chacune de ces tuiles, ce ciel gris : tout cela est je l'accueille, le recueille en moi et le deviens finalement. N'est-ce pas merveilleux ?

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Dimanche 5 février 2006










... en écoutant la radio... où j'entends Deleuze dire que les recontres ne se font pas avec les gens mais avec les choses...
Mes rencontres du jours : le céléri serré, les bettraves rouges, les graines de coriandre.
Enchanté.

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Vendredi 3 février 2006

M











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Jeudi 2 février 2006




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Mercredi 1 février 2006
















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Mercredi 1 février 2006

toi







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Mardi 31 janvier 2006



Ce petit dessin (13,5 X 11 cm), réalisé l'année dernière dans un moment de grand désoeuvrement, et qui est malheureusement reproduit avec flou ici, m'a valu hier un vrai quart d'heure de gloire aux yeux d'Anne-Marie : elle semblait voir là la preuve (enfin?) d'un vrai talent.
J'ai l'air de me moquer, mais pas du tout. Je considère que cet exercice de copie fidèle d'une photo est plein de vertus. D'abord c'est excellent pour la concentration, pour rassembler ses esprits, ensuite c'est un travail d'humilité (pas question de jouer à l'artiste), enfin il n'y a rien de mieux pour rentrer dans l'intimité de ce que l'on dessine  : ce coin de forêt, cette neige, ces souches au sol, chacune de ces branches de sapin, je les connais comme si j'étais leur mère.


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Lundi 30 janvier 2006




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Lundi 30 janvier 2006














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Dimanche 29 janvier 2006






Les photos dont ces dessins sont tirés proviennent de Passage de Renaud Camus (Flammarion, coll. "Textes", 1975) .
L'hétérogénéité des photos et leur association inattendue au texte crée dans le livre un champ poétique particulièrement savoureux.
Depuis ma lecture de ce livre et ma découverte fascinée de ces quelques photos légendées, mes dessins ont pris une direction nouvelle, plus aventureuse...

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Dimanche 29 janvier 2006





Le texte de ce dessin est un chant indien navaho extrait de Partition Rouge, poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord de Florence Delay et Jacques Roubaud (Seuil, 1988)

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