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« La finesse graphique de ce blog en fait un des tout premiers exemples d'usage intelligent et sensible du net sur ce registre.
Il donne du plaisir et à penser. Merci. »

Jean-Luc Nancy

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Mercredi 10 octobre 2007





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Face à l’abondance de courrier que je reçois depuis hier, je me sens devoir dire un mot à propos de la prétendue déprime qui a inspiré mes deux derniers dessins.

Il n’y vraiment pas lieu de s’inquiéter : je suis juste dans une période de transition entre deux gros projets, et je rechigne à me plonger dans celui qui m'attend. Ce n’est pas que ce projet ne soit pas motivant, non, il est même passionnant. J’ai juste un peu la flemme de m’y mettre parce que ça va me demander beaucoup de travail. Pourtant je sais d'expérience que, tant que je ne m'y serai pas sérieusement mis, je me donnerai l'impression de vivre pour rien de valable.

En attendant je prolonge ma morosité comme un enfant gratte la plaie qui le titille au lieu de se lever, de faire son lit et de partir rejoindre ses copains pour aller jeter des marrons sur les filles...



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Mardi 9 octobre 2007















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Lundi 8 octobre 2007
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Dimanche 7 octobre 2007















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« Tant que le fleuve n'est pas fou, il reconnaît que la même eau coule dans le lit secondaire et dans le lit principal. IL N'Y A QU'UN FLEUVE... Là où les choses commencent à se gâter, le moment fatal, c'est celui où le fleuve perd conscience que le bras qu'il s'est donné est juste une extension de lui-même, une mise en dérivation de lui-même.  Au lieu de s'apercevoir lui-même à l'infini, il aperçoit un fleuve concurrent, ennemi, et c'est foutu ! »
Stephen JOURDAIN, Une promptitude céleste

 

(Heureusement qu’il a la poésie pour nous rappeler cela. Heureusement qu’il arrive que l’on soit silencieux, tranquille, détendu, oublieux de nous-même. Heureusement que les objets sont là, autour de nous, sagement posés sous nos yeux, comme autant de bornes nous ramenant à un monde infiniment varié, mais sans histoire, sans conflit, sans tension inutile.)



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Samedi 6 octobre 2007







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Vendredi 5 octobre 2007
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Une des histoires les plus riches et les plus fortes du bouddhiste est celle de cet homme qui marche à travers un champ au crépuscule et, passant près d’une corde enroulée dans l’herbe, sursaute de frayeur, certain de voir un serpent.
On a beau lui dire que ce n’est rien qu’une corde qui traîne là, tant qu’il ne l’a pas réellement vu clairement à la lumière du jour, à chaque fois qu’il repassera près d’elle il ne pourra s’empêcher de sursauter de peur.
C'est un bon exemple de notre façon d'halluciner. Ce serpent n'existe pas. Le danger n’existe pas. Tout a été crée par notre esprit, tout n’est qu’une projection.
Tant que nous ne regarderons pas attentivement comment se forment les projections illusoires de notre esprit, nous seront la dupe de ses fabrications fantasmatiques.
Il ne suffit pas qu’on nous dise qu’on se fait des illusions pour en être débarrassé. Il faut voir l’illusion par soi-même pour ce qu’elle est, comme il faut voir la corde à la lumière pour qu’elle cesse de nous effrayer.


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Mercredi 3 octobre 2007
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Mardi 2 octobre 2007
















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 « La perception pré-cognitive (l'expérience première) est maintenant connue des neurobiologistes, elle l’est des psychologues de la petite enfance et des anthropologues comme Lévy-Bruhl. Le nourrisson comme le primitif savent qu’ils sont aussi des animaux ou des arbres ou des rochers. Cette perception immédiate ne fournit aucun sens, aucune signification. Elle ignore la distinction de l’espace ou du temps. Elle est ce qu’elle est. Elle permet de circuler d’un élément de la réalité à un autre sans avoir à justifier des liaisons. C’est quelque chose comme cela que nous expérimentons dans le rêve, la transe hypnotique ou la méditation. »

François Roustang

   


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Lundi 1 octobre 2007


























 

 

 

Cette série est à mettre en rapport avec le Filet d’Indra, cette ancienne métaphore hindoue au sujet des relations internes entre toutes les parties de l'univers. (Je l’ai déjà évoqué ici.)


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